Rédigé par : Jean-François Lacasse
Révisé par : Maryse Bissonnette
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J’ai découvert le retour de TEDxQuébec un peu par hasard, en voyant passer une publication sur les réseaux sociaux. Évidemment, ma curiosité a été piquée assez rapidement. TEDx porte déjà une réputation mondiale impressionnante, mais TEDxQuébec avait pour moi une résonance particulière. Québec, c’est une ville que j’aime profondément, où j’ai passé plus de 25 ans de ma vie. Alors, je me suis lancé.
Au départ, je suivais seulement une intuition. Depuis plusieurs années, j’accompagne des organisations sur les enjeux de santé psychologique, de saine performance et de responsabilisation individuelle. Dans mes conférences, je parle souvent de vitesse, de pression, de surcharge et de cette impression très actuelle de devoir toujours avancer plus vite. Mais une question me revenait sans cesse à l’esprit : est-ce qu’aller vite nous aide vraiment à aller mieux ?
Le processus de candidature a été l’occasion de donner une forme plus claire à mon message fondamental. Je n’ai pas vraiment hésité à poser ma candidature, mais j’ai rapidement compris que ce projet allait me challenger... à plusieurs niveaux. Tout d’abord, je dois avouer que mon horaire était déjà bien rempli. Mon premier réflexe aurait été : « Non, je n’ai pas le temps d’ajouter ça » ... mais parfois, un projet nous interpelle assez pour qu’on décide de lui faire de la place. Et c’est exactement ce que TEDxQuébec m’a permis de faire : m’arrêter, me concentrer et créer une pièce de contenu dont je pourrais être fier.
Les coulisses
Ensuite, les coulisses d’un tel événement ont été exigeantes, mais profondément formatrices. Une conférence TEDx, ce n’est pas simplement une conférence corporative raccourcie. C’est un autre exercice. Il faut aller au cœur de la grande idée, créer de l’émotion en peu de temps et accepter de couper plusieurs choses auxquelles on tient. Pour y arriver, l’accompagnement a été essentiel.
À travers mes échanges avec ma coach, j’ai appris des choses qui vont me servir longtemps. Parfois, ce que l’on veut dire semble très clair dans notre tête, mais ne l’est pas encore pour l’auditoire. Il faut quelqu’un pour nous aider à voir ce qui est vraiment là, sous les mots, sous les exemples, sous les premières versions.
Un des messages qui m’a le plus marqué, c’est qu’on m’a rappelé que ce que j’avais à dire était important. Que le message méritait d’être exposé au monde. Ça m’a fait du bienet surtout, ça m’a donné envie d’aller encore plus loin.
Lors du Jour J, la fébrilité était bien présente. La scène, le tapis rouge, la lumière, le silence : tout cela peut être intimidant. Comme je parle de santé psychologique, le message me touche personnellement. J’ai moi-même traversé des moments difficiles. Alors, ce n’était pas seulement une conférence. C’était aussi une partie de mon histoire que je déposais sur scène.
Cette expérience m’a transformé comme conférencier. Habituellement, je donne des conférences de plus d’une heure. J’ai de l’espace pour ouvrir des parenthèses, suivre le rythme de la salle et être davantage dans le mouvement. TEDxQuébec m’a forcé à structurer autrement ma pensée, à faire des choix plus précis, à créer des liens entre le début et la fin, puis à faire confiance à chacun des mots choisis.
TEDxQuébec m’a aussi permis de développer un concept unique dans l’univers que je construis depuis plusieurs années. Un concept qui, je l’espère, pourra continuer à créer des déclics favorables en prévention et en sensibilisation à la santé psychologique. Les premiers commentaires reçus après la diffusion m’ont profondément touché. On m’a parlé d’un message important, incarné, livré avec cœur, et qui devrait être entendu plus largement. Pour moi, c’est probablement la plus belle confirmation : ce que je souhaitais déposer sur scène a réellement trouvé écho chez les gens. Mon souhait est simple : que cette conférence puisse voyager, être partagée et rejoindre les personnes qui ont besoin de l’entendre. Parce qu’au fond, participer à TEDxQuébec, ce n’est pas seulement monter sur une scène. C’est accepter de ralentir assez longtemps pour trouver le vrai message que l’on souhaite laisser derrière soi.
